Les étudiants de l’Université sont également présents dans son œuvre : plus portés sur la danse, la paume et le jeu de… poussavant que sur les études, ils n’en passaient pas moins “coquillons”, c’est-à-dire docteurs en droit (Pantagruel, V).
Pantagruel étudia parmi eux et, pour remercier les Orléanais de leur accueil, il entreprit de hisser dans le clocher de Saint-Aignan une cloche si lourde qu’on avait dû la laisser à terre; mais, auparavant, il la fit sonner dans les rues avec tant de force que le bon vin d’Orléans tourna en vinaigre (Pantagruel, VII).
Parmi les Orléanais célèbres, Rabelais cite l’évêque Pierre du Châtel qui fut lecteur de François Ier (Quart Livre, dédicace), le peintre Charles Charmois qui travailla à Fontainebleau (Quart Livre, II; Cinquième Livre, XXVI), le musicien Antoine Févin qui est mentionné avec le musicien giennois Pierre Certon (Quart Livre, prologue).
Rabelais fait aussi allusion à l’affaire des Cordeliers d’Orléans qui, en 1533, montèrent une machination pour faire croire que l’âme de la femme du prévôt François de Saint-Mesmin venait les tourmenter (Tiers Livre, XXIII).
On connaît le passage sur la forêt d’Orléans, “copieuse en mouches bovines et frelons”, que la jument de Gargantua abattit à coups de queue pour en faire la plaine de Beauce (Gargantua, XVI), cette Beauce dont est mentionnée la paille qui était alors fort renommée (Cinquième Livre, XIX).
Mais dans l’œuvre de Rabelais apparaissent aussi des allusions au “couillon guespin” (Tiers Livre, XXVI), aux ânes de Meung (Quart Livre, II), aux cloches de Jargeau (Cinquième Livre, I), à la foire de Gien (Pronostication pour l’an 1544).