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MONTARGIS

patrie du peintre Girodet

(Loiret)

Fiches de géographie littéraire
Dans le néo-classicisme français, Girodet tient une place particulière : un goût certain de l'étrange,
une tendance à l'irréel, sinon au maniérisme, le séparent de son maître David.
il est en quelque sorte plus nordique que les autres artistes français de cette période ;
il a permis au néo-classicisme d'être aussi un art visionnaire et fantastique,
participant ainsi à l'expression des tendances qui constitueront le romantisme.

Anne-Louis Girodet de Roussy nait à Montargis le 5 janvier 1767 (son père était directeur des domaines du duc d'Orléans). Très tôt, aidé par le docteur Trioson (qui sera son protecteur fidèle et qui l'adoptera en lui donnant son nom), il affirme sa volonté de peindre et devient élève de David. En 1789, il est grand prix de Rome, avec un Joseph reconnu par ses frères (à l'Ecole des Beaux-Arts).

Cela lui permet d'être admis à l'Académie de France à Rome. Mais les préjugés anti-français à cette époque de la Révolution et la maladie lui rendront son séjour en Italie très pénible. A Rome il peint Le sommeil d'Endymion (au musée du Louvre), puis Hippocrate repoussant les présents des envoyés du roi de Perse (à l'Ecole de Médecine).

De retour à Paris, Girodet s'installa dans un logement au Louvre.

Il y fit un portrait de l'actrice Mlle Lange, puis une Mademoiselle Lange en Danaé (1799), pour se venger de cette actrice qui avait eu l'audace d'exiger que son portrait fût retiré du Salon. C'est ce que raconte la duchesse d'Abrantès dans ses Mémoires :

J'ai connu particulièrement Girodet, et j'ai pu apprécier son esprit, son talent et tout ce qui en faisait un homme supérieur. Mais il était passionné, irascible. Cette même année de 1800 lui en vit donner une preuve qui pouvait ternir son beau caractère. Une femme célèbre par sa beauté et son talent dramatique lui avait fait faire son portrait. L'ouvrage achevé, elle ne le trouva pas à son gré, voulut contester sur quelques points convenus. Il y eut discussion. Girodet n'avait pas encore tort. Il fut blessé. Un propos tout à fait inconvenant, que le mari eut l'imprudence de tenir et qui fut redit à l'artiste susceptible, acheva de le mettre en fureur. Il donne quatre coups de couteau dans le tableau et le renvoie dans cet état à Mme S... en lui disant qu'elle pouvait disposer non seulement du portrait, mais du prix qu'elle avait destiné à l'acquittement du marché convenu et qu'il allait se payer à sa manière. Si Girodet n'avait pas été plus loin, si la menace s'était bornée à ne donner que de la frayeur, tout était bien. Mais il alla plus loin et, dès lors, il eut tort. Le Salon était encore ouvert pour plusieurs jours. On ne conçoit pas la rapidité avec laquelle son pinceau fut conduit, mais il est de fait que huit jours au plus après le renvoi du portrait, il parut dans le Salon de l'Exposition un tableau de la grandeur à peu près de deux pieds et demi sur quatre, dont le sujet compliqué avait dû à lui seul être l'objet d'un long travail. Ce tableau était placé dans l'angle à gauche de la porte qui mène aujourd'hui à la seconde galerie de l'Exposition moderne. Dès qu'il parut, tous les autres tableaux furent désertés. On s'étouffait devant celui-ci.

Il représentait l'intérieur d'un grenier. Dans un des coins était un lit à peine couvert par une méehante paillasse et une couverture percée. Sur cette paillasse était à demi couchée une jeune et jolie personne coiffée avec des plumes de paon et n'ayant pour tout vêtement qu'une tunique de gaze laissant voir des jambes d'une grosseur extraordinaire. Elle tenait cette gaze des deux mains pour y recevoir une pluie de pièces d'or qui tombait par le toit de la mansarde. Près du lit était une lampe dont la lueur brillante attirait une foule de papillons et de mouches luisantes qui tous venaient se brûler à cette lumière traîtresse. Sous le lit on voyait un énorme dindon étendant une de ses pattes à laquelle on voyait un bel anneau nuptial. Dans un coin bien obscur, on apercevait une vieille femme mise en mendiante et ressemblant parfaitement à une vieille malheureuse qui demandait l'aumône à la porte d'Orléans et qui était, disait-on, la mère de l'original du tableau coupé dont on retrouvait la parfaite ressemblance dans la Danaé du châlit, à laquelle au reste la vanité présentait un miroir. Puis il y avait encore d'autres allusions, comme une grenouille qui s'enflait tellement qu'elle crevait, et une foule de choses plaisantes que j'ai oubliées depuis que je n'ai vu ce tableau. J'en ai parlé depuis à Girodet. Il m'a témoigné ressentir quelque regret de s'être laissé emporter à une vengeance peut-être trop forte. — Mais aussi elle m'avait bien offensé! disait-il. Je ne sais si ce fut un sentiment de retour sur lui-même ou le poids des sollicitations répétées des amis de la Danaé qui eurent le pouvoir de fléchir Girodet. Il n'a jamais voulu me répondre à cet égard. Le fait est que le malheureux tableau ne demeura exposé que peu de jours. Il fut enlevé, mais pas avant néanmoins que la foule avide n'ait eu le temps de satisfaire une curiosité maligne excitée par une intention plus maligne encore.

Chargé par Bonaparte d'exécuter un tableau pour la Malmaison, Girodet choisit comme sujet Ombres des héros français reçus par Ossian dans le paradis d'Odin (Malmaison, esquisse au Louvre) : "Girodet est fou, aurait dit son maître David; ce sont des personnages de cristal qu'il nous fait là". De fait, le foisonnement incohérent de ces dieux et héros transparents, la lumière nacrée annonçaient les futures recherches du symbolisme.

Puis il exposa sa Scène du Déluge (1806), dans lequel David reconnut le style de Michel-Ange, ses Funérailles d'Atala (1808), tableau qui fit de lui un peintre préromantique (Baudelaire: "L'Atala de Girodet est, quoi qu'en pensent certains farceurs qui seront tout à l'heure bien vieux, un drame de beaucoup supérieur à une foule de fadaise modernes innommables").

L'année suivante, il fit un Portrait de Chateaubriand (1809) : "Girodet avait mis la dernière main à mon portrait. Il le fit noir comme j'étais alors; mais il le remplit de son génie. M. Denon reçut le chef-d'œuvre pour le Salon; en noble courtisan, il le mit prudemment à l'écart. Quand Bonaparte passa sa revue de la galerie, après avoir regardé les tableaux, il dit: Où est le portrait de Chateaubriand ? Il savait qu'il devait y être : on fut obligé de tirer le proscrit de sa cachette. Bonaparte, dont la bouffée généreuse était exhalée, dit, en regardant le portrait : Il a l'air d'un conspirateur qui descend par la cheminée." (Chateaubriand, Mémoires d'outre-tombe).

Vinrent ensuite La Révolte du Caire (1810), Pygmalion et Galatée (1819), tableau qui surprit ceux qui, dans le même Salon, admiraient Le Radeau de la Méduse.

Girodet mourut des suites d'une opération (par le docteur Larrey) en novembre 1824. Chateaubriand attacha sur le cercueil les insignes d’officier de la Légion d'Honneur, que le roi avait accordés à sa mémoire. Son cœur est conservé dans  l’église de Montargis.

Après la mort de Girodet, on publia quelques-uns de ses écrits théoriques (Considérations sur le génie particulier à la peinture et à la poésie, Dissertation sur la grâce, considérée comme attribut de la beauté, De l’originalité dans les arts du dessin, De l’ordonnance en peinture).

Girodet est aussi l’auteur de traductions-imitations illustrées de poètes tels que Sapho, Bion, Moschus, Anacréon, Virgile, Ossian. Baudelaire a apprécié cet aspect de son talent : “Girodet a traduit Anacréon, et son pinceau a toujours trempé aux sources les plus littéraires”.

Girodet a composé également un long poème en six chants, intitulé Le Peintre, dans lequel on découvre sa grande culture classique, son goût déjà romantique pour la nature et les vieux châteaux en ruines comme ceux de Montargis et Châtillon-Coligny, sa grande culture artistique; on y trouve une relation de son voyage en Italie, une évocation de la Grèce, de l’Orient, de l’Ecosse et de l’Amérique; il y développe enfin ses idées sur l’art et sur son pouvoir d’humaniser les hommes.

Évocation de Montargis

Montargis, vieux berceau des nobles fils de France, 
Vieux tombeau de l’Anglais qui sentit ta vaillance, 
Toi dont le dévouement, source des grands exploits,
T’avaient rendu l’amour et l’appui de tes rois,
Toi qui des lis courbés soutins la tige altière,
Doux pays où mon œil s’ouvrit à la lumière, 
Je n’ai donc pu ravir aux serres des vautours 
Ton château romantique et ses guerrières tours !
De la fille d’un roi, père de la patrie, 
Noble castel, au temps de la chevalerie,
Qui vis ce chien fameux, vengeur de Mont-Didier, 
Terrasser en champ clos son lâche meurtrier,
Où nos rois chevelus, simples sous la couronne,
Remplissant saintement les saints devoirs du trône,
Comme Vincenne a vu le plus grand des Louis,
Partageaient leurs longs jours entre Mars et Thémis,
Lorsqu’enfant j’admirais, dans ma joie idolâtre, 
Tes noirs créneaux tranchant sur l’horizon bleuâtre,
Que j’entendais l’écho de tes arceaux déserts
Des cors de la forêt répéter les concerts,
Qu’assis sur ton rocher, je promenais ma vue
Dans les riants lointains d’une immense étendue,
Que, de là, j’abaissais mon regard recueilli
Sur des ormes plantés par la main de Sully,
Ah! qui m’eût dit qu’un jour, au pied de ta colline,
Je peindrais tes vieux murs et tes tours en ruine ?

La destruction du château de Châtillon-sur-Loing

Et toi, pour la vertu, décoré par les arts,
Élégant Châtillon, palais des fils de Mars, 
Asile de l’honneur, où souvent la victoire
Allait loin de la cour dissimuler sa gloire,
Par le fer abattus, par le feu dévorés,
J’ai vu tomber tes murs et tes lambris dorés. 
Ces vieux chênes, orgueil de ton parc frais et sombre,
Qui peut-être avaient vu Coligny sous leur ombre,
Où sont-ils ? Demandez à ces vils acheteurs,
Du palais des héros sordides brocanteurs.
O peintre! si tu viens pour en chercher la place,
La ronce et le chardon t’en dessinent la trace.
Une tour, comme un roc sur les Alpes assis, 
Montre encor ses flancs nus que la foudre a noircis ;
Colonne du malheur, par le crime laissée,
Et qu’attriste le deuil de sa splendeur passée!
Déchiré par la scie, assourdi du marteau,
Et réchauffant mes doigts glacés par le Verseau,
Quand mes crayons tremblants, dans une pâle esquisse, 
En traçant ces débris, consignaient mon supplice,
La toise allait : la craie, avec ses calculs prompts,
Supputait ses profits sur les bois, sur les plombs,
Pendant qu’errait proscrit, en proie à l’indigence,
L’héritier dépouillé d’un héros de la France ! 

GIRODET ET LA LITTÉRATURE

Un jour, vers la fin de sa vie, Girodet séjournait dans sa propriété du Bourgoin, près de Montargis. De là, il écrit ceci à une correspondante (Mme Robert) : “Ne me parlez plus de peinture; c’est le plus triste métier du monde; j’en excepte pourtant les portes grillées et les bancs de bois : je crois me sentir beaucoup de dispositions et certainement beaucoup de goût pour les peindre.”

Girodet, ce jour-là, disait avec humour ce qu’il avait déjà écrit à plusieurs reprises : sa lassitude et, finalement, son peu de goût pour la peinture d’art. Balzac semble l’avoir bien compris. Girodet était mort depuis cinq ans lorsqu’il écrivit La Maison du Chat-qui-pelote. Dans ce roman, Balzac met en scène deux peintres et l’un des deux est Girodet. Et Balzac lui fait dire ceci : “Faisons plutôt des vers et traduisons les Anciens; il y a plus de gloire à en attendre que de nos malheureuses toiles”. On peut se demander si Balzac n’avait pas raison d’insinuer que la littérature et la poésie avaient compté au moins autant pour Girodet que la peinture. Ce que Baudelaire d’ailleurs a confirmé en écrivant de lui : “son pinceau a toujours trempé aux sources les plus littéraires”.

Cela est facile à montrer, d'abord en regardant les sujets choisis pour de nombreux tableaux, qui révèlent la culture classique de Girodet, sa connaissance de la mythologie et de l’histoire.

  • La Mort de Tatius, roi des Sabins (d’après le livre I de Tite-Live)
  • Le Sommeil d’Endymion, ce berger amant de la Lune qui a voulu dormir d’un sommeil éternel pour ne jamais perdre sa beauté
  • Hippocrate refusant les présents du roi de Perse
  • Danaé fécondée par Zeus sous forme d’une pluie d’or
  • Pygmalion et Galatée, etc…

Girodet avait un goût particulier pour la poésie anacréontique ou alexandrine; et il fit plusieurs séries de dessins au trait destinés à illustrer des éditions de poètes grecs et latins qui paraîtront après sa mort :

  • illustration des Odes d’Anacréon, poète de la fin du VIe siècle  (1825)
  • illustration de poèmes de Bion et de Moschos, deux disciples de Théocrite (1829)
  • illustration des épisodes de la vie de la poétesse Sappho de la fin du -Ve siècle (1829)
  • illustration de l’Enéide (1825-1827)

À propos de ces dessins d’une grande sûreté de trait, son éditeur, Coupin, a fait une remarque assez juste : “La noblesse, l’élégance, la richesse d’accessoires qui règne dans ces dessins de Girodet pourraient faire croire qu’ils sont dus à l’un des artistes célèbres que la Grèce a produits : tout est grec dans ces ouvrages”.

Non content d’illustrer les textes anciens, Girodet s’essayait aussi à les traduire : on a de lui diverses imitations ou traduction de poètes grecs et latins (Anacréon, Musée, etc) et les archives de la Société archéologique et historique de l'Orléanais conservent un manuscrit de Girodet qui est une imitation de l’Enlèvement d’Europe de Moschos, un poète grec du -IIe siècle, imitateur de Théocrite.

Girodet a été également inspiré par des œuvres littéraires récentes :

  • On songe bien sûr aux Funérailles d’Atala (1808, sept ans après la parution du roman)
  • On connaît aussi la célèbre gravure qu’il fit pour l’édition des œuvres complètes de Bernardin de Saint-Pierre de 1818, Paul faisant traverser le torrent à Virginie.
  • En 1988, on a exposé à Montargis les dessins par lesquels il illustra les poèmes d’Ossian, dont la traduction par Le Tourneur datait de 1777.

Autre aspect "littéraire" de l'oeuvre de Girodet, ses écrits sur l’art :

  • Considérations sur le génie particulier à la peinture et à la poésie
  • De l’originalité dans les arts du dessin
  • De l’ordonnance en peinture
  • Dissertation sur la grâce, considérée comme attribut de la beauté (le manuscrit original de ce texte est déposé aux archives de la Société archéologique et historique de l'Orléanais).

Enfin, il faut citer son long poème de 3941 vers intitulé d’abord Les Plaisirs du Peintre, puis simplement Le Peintre. Le premier manuscrit de ce poème est conservé à la médiathèque d’Orléans; sous sa forme définitive, il a été imprimé par Coupin.

  • Ce poème frappe par la grande variété de ses thèmes
  • Girodet y rassemble ce qu’on connaît sur les peintres de l’Antiquité (légende de Dibutade, légende de Campaspe, légende de Pygmalion…) ; puis il se livre à une analyse des grands génies de la peinture
  • Mais le poème est aussi une évocation de sa propre vie : évocation de son enfance, lorsqu’il faisait enrager ses parents en barbouillant les livres de la maison ou son maître d’école en faisant circuler sa caricature dans la classe; évocation surtout de son départ pour Rome et de sa découverte émerveillée des grands peintres italiens
  • Alors Girodet décrit l’Italie telle qu’il l’a vue dans ses voyages : le couvent de Vallombreuse, la cascade de Terni, la campagne romaine, les ruines de Rome, le musée du Vatican et ses statues antiques, le tombeau de Virgile près de Poussoles, le paysage et les ruines de Tibur, le golfe de Naples, Pompéi (où il refait à sa manière le récit de l’éruption de 79), Paestum, la Sicile; et au retour Venise…
  • Puis, dans la suite de Chateaubriand, il se livre à une évocation de l’Orient (la Grèce opprimée, l’Egypte déchue, Jérusalem, Palmyre où il développe le thème de la mélancolie des ruines); il enchaîne sur une évocation des terres vierges de l’Amérique. Il nous entraîne aussi en Calédonie, au pays d’Ossian; puis, dans un passage très teinté de romantisme, il peint le charme bien français des vieux castels gothiques et des ruines (celles du château d Montargis en particulier).
  • Apparaît enfin, dans le poème, son amour de la peinture, de laquelle il dit tirer toutes ses consolations et toutes ses jouissances, et sa conception de l’art auquel il assigne la mission d’humaniser les hommes.

 

On peut remarquer que le talent de Girodet a été reconnu par les plus grands écrivains de son siècle :

  • Chateaubriand, dont il a fait le portrait le plus célèbre, affirme dans les Mémoires d’outre-tombe (XVIII,5) que ce tableau est un chef d’œuvre et que l’artiste l’a rempli de son génie.

  • Balzac utilise à maintes reprises les tableaux de Girodet comme références pour la description de ses personnages.

  • Baudelaire a beaucoup admiré le “côté essentiellement poétique” du talent de Girodet ; il fait remarquer qu’il “enflammait son esprit au contact d’Homère, de Virgile, de Racine”; tout en percevant dans son œuvre “quelques symptômes du futur Romantisme”.

 

BALZAC FAIT SOUVENT ALLUSION AUX TABLEAUX DE GIRODET DANS SES ROMANS

  • Le peintre Théodore de Sommervieux, “sept ans auparavant, avait remporté le grand prix de peinture. Il revenait de Rome. Son âme était nourrie de poésie, ses yeux rassasiés de Raphaël et de Michel-Ange.” Et son ami Girodet lui dit : “Faisons plutôt des vers et traduisons les Anciens; il y a plus de gloire à en attendre que de nos malheureuses toiles”. (La Maison du Chat-qui-pelote)

  • Clara était “une jeune personne pâle, et semblable à ces déités écossaises que Girodet a placées dans son immense composition des Premiers Français reçus par Ossian”. (Le Bal de Sceaux)

  • “Le visage de l’inconnue possédait cette poésie que Girodet donnait à ses figures fantastiques.” (La Bourse)

  • “Une tête d’homme aussi gracieuse que celle de l’Endymion, chef-d’œuvre de Girodet.” (La Vendetta)

  • Raoul Nathan “tient habituellement l’une de ses mains dans son gilet ouvert dans une pose que le portrait de monsieur de Chateaubriand par Girodet a rendue célèbre”. (Une Fille d’Eve)

  • Béatrix avait “cette abondante chevelure d’ange que le pinceau de Girodet a tant cultivée et qui ressemble à des flots de lumière”. (Béatrix)

  • Madame de Rochefide “avait imaginé de se donner l’air vierge en rappelant, par beaucoup d’étoffes blanches, les filles en a d’Ossian, si poétiquement peintes par Girodet”. (Béatrix)

  • Un conseil de Blondet : “Donnez-vous corps et âme, mais gardez à la main votre monnaie, comme le vieux du Déluge de Girodet”. (Secrets de la princesse de Cadignan)

  • Le portrait de Zambinella “a servi plus tard pour l’Endymion de Girodet, vous avez pu en reconnaître le type dans l’Adonis”. (Sarrasine)

  • Le visage du capitaine Montafiore était “assez semblable au type qui a fourni le jeune Turc mourant à Girodet dans son tableau de La Révolte du Caire.” (Les Marana)

Girodet Atala
Girodet Mlle Lange
Funérailles d'Atala
Mademoiselle Lange en Danaé