Né à Montauban en 1780, le jeune Ingres montre tout d'abord des dispositions pour le violon. Artiste au multiples facettes, il choisit finalement la carrière de peintre en entrant en 1797 dans l'atelier de David.
En 1801, Ingres remporte le prix de Rome, où il réside de 1806 à 1820.
De retour à Paris, sa carrière décolle. Il s'est voulu peintre d'histoire, mais ses portraits et surtout ses nus (La Grande Odalisque en 1814, Le Bain turc en 1862) font de lui sa renommée et le placent, entre le classicisme et le romantisme.
En 1852, âgé de 71 ans, il épouse en seconde noce Delphine Ramel, 28 ans. Jean-François Guille, le nouveau beau-frère du peintre, est notaire et conseiller municipal à Meung-sur-Loire.
Ingres est séduit par la cité ligérienne ; en 1853, il acquiert une grande maison bourgeoise sur le quai de Loire, appelée la "Maison du Change". Il écrit en 1856 : "Je goûte à Meung un bonheur parfait de tranquillité et de bonne famille".

Le 18 juillet 1862, le train venant de Paris entre en gare de Meung. Le maire et son conseil municipal attendent sur le quai en tenue d'apparat. Les dames de la bonne société magdunoise ont sorti leurs vastes crinolines et leurs chapeaux aux larges rubans. La foule se presse pour féliciter Dominique Ingres, magdunois d'adoption, qui vient d'être fait sénateur d'Empire par Napoléon III.
Dominique Ingres offrit à la collégiale Saint-Liphard (dont il venait d'être nommé marguillier d'honneur) un vitrail à la gloire de saint Dominique, évoquant la réception donnée en son honneur (Ingres est le personnage habillé en bleu).

![]()
Chaque année, jusqu'à sa mort en 1867, le peintre séjourne dans sa maison de Meung, de juin à la Toussaint. Il aménage un atelier au premier étage. Il poursuit sa carrière de portraitiste et achève de nombreux tableaux dont les célèbres "Jeanne d'Arc au sacre de Charles VII", "L'apothéose d'Homère" ou "La Vierge couronnée".






