Le pays doit son nom aux “ferriers”, des filons de minerai qui ont été exploités jusqu’au XVIIe siècle.
À l’origine de l’abbaye de Ferrières il y a trois légendes :
- La première légende est racontée dans une fausse charte attribuée à Clovis. Au Ier siècle, onze ans après la Passion du Christ, certains de ses soixante-douze disciples, dont Savinien et Potentien, arrivèrent en décembre à Ferrières. Ils aménagèrent une “cellula” dans le creux d’un rocher (“antrum”) pour y prier Dieu. Là, ils eurent la vision de la scène de la naissance du Christ avec le boeuf et l’âne, pendant qu'ils entendaient des anges chanter le Gloria. Puisque, manifestement, Dieu voulait être adoré dans ce lieu, on y érigea une chapelle sous le vocable de "Notre-Dame de Bethléem".
- La deuxième légende dit que, dans la première moitié du Ve siècle, lorsque l’armée d’Attila déferla sur la région, les quatre cents solitaires qui vivaient à Ferrières auraient tous été massacrés (on a voulu reconnaître leurs restes dans les ossements calcinés que les fouilleurs ont mis au jour sous le dallage de la chapelle de Bethléem). Mais un duc des Bourguignons, nouvellement converti, avait cru remarquer que les Huns s’étaient éloignés au moment même où lui et ses hommes avaient invoqué le Christ; en reconnaissance de ce miracle, il releva le monastère et en fit don à Saint-Pierre de Rome. Ce serait l'origine de l'autre église, l’église "Saint-Pierre".
- Troisième légende. Dans la seconde moitié du Ve siècle, dit-on, Clovis venait régulièrement chasser dans la forêt de Montargis. Et Clotilde, la fille de Chilpéric, roi des Burgondes, venait, elle, souvent visiter la Vierge de Ferrières. Un jour, ils se rencontrèrent devant la chapelle et Clovis, séduit, l’épousa. Ils eurent un fils qui fut baptisé et qui mourut. Pour cette raison, Clovis, encore païen, refusa de recevoir lui-même le baptême. Un second fils vint au monde, qui bientôt fut très malade. Alors Clotilde prit son enfant, monta à cheval, vint le présenter à la Vierge de Ferrières qui le guérit. Clovis, convaincu, se convertit. C’est donc à Ferrières que se serait joué l’avenir de la France chrétienne!
L'histoire de Ferrières
C’est au VIIe siècle, en 636, sous le règne de Dagobert Ier, qu’un monastère a été fondé à Ferrières, sous l’impulsion de la grande abbaye de Luxeuil (Haute-Saône). La règle adoptée fut d’abord celle du moine irlandais colomban, caractérisée par l’emploi systématique du fouet (tarif : six coups pour avoir parlé au réfectoire; six coups pour avoir toussé à la messe; cinquante coups pour avoir répondu à l’abbé; etc). On comprend qu’au IXe siècle, en 817, les moines aient préféré la règle de saint Benoît!
Au VIIIe siècle, Pépin le Bref devient roi des Francs et c’est à Ferrières qu’il vient se faire sacrer en 752, peut-être par saint Boniface. A cette occasion, une représentation fut donnée dans une arène située au bord de la rivière. A un certain moment, alors qu’un lion était opposé à un taureau, Pépin le Bref mit les assistants au défi de descendre dans l’arène. Comme personne ne bougeait, il descendit lui-même et tua les fauves avec son épée. Depuis dit le moine de saint Gall qui rapporte cette anecdote personne n’osa plus se moquer de sa petite taille. La scène a été représentée au XIIIe siècle sur les chapiteaux de la façade de Saint-Pierre : on y voit le combat contre le lion, le père abbé, quelques moines et des joueurs de viole pour l'accompagnement mucical.
Au IXe siècle, sous Charlemagne, Ferrières devint une école monastique, dont la réputation s’étendit au loin. Sous Louis Ier le Pieux, l’un des abbés fut Aldric (de 821 à 828); il construisit, sous le transept de l’église actuelle, une église polygonale sur le modèle d’Aix-la-Chapelle. Sous Charles II le Chauve, l’abbé fut Loup Servat (de 841 à 862). En 879, Louis III et son frère Carloman se font sacrer à Ferrières par l’archevêque de Sens.
Aux XIIe-XIIIe siècles, les moines se font surtout défricheurs et cultivateurs (les prieurés qu’ils installent sont à l’origine d’un grand nombre des villages actuels). C’est à ce moment que l’on construit l’actuelle église Saint-Pierre : nef et façade (sec. moitié du XIIe), transept et abside (début XIIIe); l’octogone à l’intérieur aurait été construit pour garder la mémoire de la vieille église carolingienne d’Aldric, qui a été détruite. Trois papes viennent alors à Ferrières : Callixte II en 1119, Alexandre III en 1163 (il consacre la nef le 29 septembre 1163; ce jour-là, “le nombre des mangeants et beuvants se monta à plus de 20.000”), Innocent IV en 1242 (il passe par la “porte papale”, qui fut ensuite murée).
Au XVe siècle, l’abbé Louis de Blanchefort, filleul de Louis XI, dut, entre 1465 à 1505, relever l’abbaye ravagée par les Anglais. C’est lui qui fit reconstruire en grande partie l’église Notre-Dame et réparer l’église Saint-Pierre en l'ornant d’une partie de ses vitraux. La pierre de son tombeau, bien abîmée, a été placée derrière l’autel.
Au XVIe siècle, l’abbé commendataire est Odet de Coligny qui, converti au protestantisme, laisse ses coreligionnaires piller l’abbaye.
- en 1568 : pillage des reliques par Louis de Condé (des morceaux de la Croix du Christ, un morceau du linceul du Christ, un fragment du tombeau du Christ, un morceau de la verge d’Aaron, des cheveux de la Vierge, des poils de la barbe de saint Joseph, des ossements de saint Clerc…)
- en 1569 : les sbires du chevalier de Boulay (“le larron du Gâtinais”) massacrent des habitants de Ferrières et pendent les sept moines à une échelle…
- en 1596 : nouvelles exactions par les troupes du Connétable
Au XVIIe siècle, le prieur, Dom Morin (l’historien du Gâtinais) restaure les bâtiments.
Au XVIIIe siècle, en 1739, le clocher de la croisée de Saint-Pierre s’effondre sur les chapelles du bas-côté, ce qui oblige à murer les arcades nord de la nef. Bientôt, ce sera la fin de l’abbaye qui n’accueille plus que quelques religieux. Ce qui maintient une certaine vie dans l’abbaye, ce sont les grandes processions pour faire reculer la peste ou pour faire tomber la pluie (la première en 1625, la dernière en 1790). Les bâtiments sont vendus à la Révolution et on récupère les matériaux.
TOPOGRAPHIE DE L’ABBAYE
On a une représentation de l’abbaye à la fin du XVIIe siècle dans le Monasticon Gallicanum.
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Ont disparu :
- la porte d’entrée,
- le bâtiment reliant les deux églises,
- la demeure de l'abbé
- le grand et le petit cloîtres.
Eglise Notre-Dame de Bethléem
- Abside du XIIe, ensemble du XVe (Louis de Blanchefort), chapelles du XVIIe, façade du XIXe
- “Ne insalutata hospite”, 1620, DGMP (c'est-à-dire "Dom Guillaume Morin, prieur")
Eglise Saint-Pierre et Saint-Paul
- Tour : IXe - XIIe - XVe
- Nef et façade : sec. moitié du XIIe (le Christ en majesté du tympan aurait eu les traits de Clovis, considéré comme le fondateur); hautes fenêtres du XIIIe (au-dessus du cloître)
- Transept et abside : début XIIIe - Rotonde octogonale du XIIIe : conserve le souvenir de l’église polygonale de saint Aldric (IXe) fin XIIe (le raccordement se fait maladroitement) / Bas-côté effondré et muré après 1739.
- Bénitier roman primitif
- Ecce Homo (XVe)
- Chaire (XVIIIe; provient de l’ancienne église saint-Eloi)
- Christ en Croix du XVIIe
- Peinture du XIVe dans une fenêtre obstruée du choeur (Christ remettant les clefs à saint Pierre)
- Stalles du XVe (Louis de Blanchefort), mais refaites au XVIIe : armes de Blanchefort, armes de l’abbaye (deux clefs, deux fleurs de lys)
- Tombeau de Louis de Blanchefort (le gisant a disparu, détruit par les protestants) (les statuettes ont été grattées, cette pierre délayée dans de l’eau devait guérir les maux de dents)
- sur l'un des grands côtés : Saint Benoît + Foi + Espérance + Charité (vertus théologales)
- sur l'autre grand côté : Force + Prudence + Justice + Tempérance (vertus morales)
- sur les petits côtés : Vertu avec armes de Blanchefort (lions) + Vertu avec armes de l’abbaye
- inscription :
Hic jacet optimae memoriae vir religiosissimus liberalissimusque frater Ludovicus de Blanchefort
hujus quondam coenobii Abbas dignis/simus cujus animam anno millesimo quingentesimo quarto (MDV) mensis vero Martii
kalendas tertio Christus - Traxit in auras postquam duos et quadraginta annos huic moderatus est.
“Ici repose frère Louis de Blanchefort, de très bonne mémoire, homme également recommandable par sa piété et par sa charité, qui fut très signé abbé de ce monastère. Le Christ retira son âme de ce monde, le III des calendes de mars MDV (1505), après qu’il l’eut administré pendant 42 ans.”
- Vitraux du XVe/XVIe, restaurés en 1850. Emploi récent du jaune à bas de sels d’argent.
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LA VIE DE LA VIERGE
(offert par Louis de Blanchefort à la fin du XVe s.) |
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Le diacre romain Laurent sur un gril
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| 1- Joachim et Anne à Jérusalem devant la Porte Dorée; ils savent que Anne va avoir une fille. | 2- Marie vient de naître. |
| 3- Joachim et Anne ont conduit Marie au Temple de Jérusalem pour la consacrer au service de Dieu. | 4- Joseph, le prétendant dont la bâton a fleuri, est accordé comme futur époux à Marie. |
| 5- L'ange Gabriel vient annoncer à Marie qu'elle va avoir un fils. | 6- Marie est venue préparer ses couches chez le vieille Élisabeth, enceinte de Jean-Baptiste. |
| 7- La naissance de Jésus à Bethléem. | 8- Après les quarante jours nécessaires à la purification, Marie présente son fils dans le Temple de Jérusalem, où le vieux Siméon prophétise qu'il sera pour les peuples Salut et Lumière. |
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LA VIE DE SAINT PIERRE
(offert par Pierre de Martigny au début du XVIe s.) |
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| 9- Pierre crucifié la tête en bas. | |
| 8- Pierre subit la flagellation. | 7- Pierre passe en jugement et est condamné. |
| 2- Pierre et les apôtres opèrent des miracles sous le portique de Salomon. | 4- Pierre, à Lydda, guérit un paralytique. |
| 5- Pierre baptise un non-juif, le centurion Corneille, ouvrant aux païens les portes de l'Église. | 6- Pierre a été arrêté par Hérode et mis en prison; un ange le délivre. |
| 3- Pierre arrêté pour avoir prêché dans le Temple; le grand prêtre lui interdit d'enseigner et le fait battre de verges. | 1- Simon a reconnu en Jésus le Fils du Dieu vivant. Alors Jésus lui dit: "Tu es Pierre et, sur cette Pierre, je bâtirai mon Église… Je te donnerai les clefs du royaume des Cieux." [symboles de la papauté] |
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LA PASSION DU CHRIST
(offert par Louis XI et Charlotte de Savoie, vers 1483) |
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| 9- Résurrection du Christ. | |
| 7- Jésus crucifié. | 8- Le saint Sépulchre |
| 4- Pilate se lave les mains. | 6- Jésus portant sa croix |
| 5- Jésus battu de verges | 3- Devant Pilate, la foule va choisir de libérer Barabbas. |
| 1- A Gethsémani, les disciples s'endorment pendant que Jésus prie. | 2- Quand Judas vient pour l'arrêter, les disciples s'enfuient. |
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VIE DE SAINT CHRISTOPHE
(offert par Jean Pot de Rhodes, vers 1515) |
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| 9- Christophe est décapité par le bourreau (écussons de Ferrières, de Louis de Blanchefort, de Jean Pot de Rhodes) | |
| 8- Christophe est insensible au feu | 7- Les flèches se retournent contre celui qui les a lancées. |
| 6- Christophe paraît devant le roi qui, impressionné, tombe de son trône. | 5- Christophe doit vaincre la tentation de la volupté |
| 4- Christophe doit vaincre la tentation de la richesse. | 3- Christophe doit vaincre la tentation de l'orgueil. |
| 2- Christophe fait traverser un enfant: c'est Jésus lui-même. | 1- Un ermite conseille à Christophe d'aider les voyageurs à traverser un torrent. |
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VIE DE SAINT PAUL & VIE DE SAINT ALDRIC
(offert par Louis de Blanchefort) |
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5- Saint Paul monte au Ciel
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1- Le futur Paul entend une voix sur le chemin de Damas.
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1- Consécration épiscopale d'Aldric en 829.
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3- A Ephèse, Paul baptise des disciples qui n'ont reçu que le baptême de Jean-Baptiste.
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2- Sépulture d'Aldric à Ferrières en 841.
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2- A Athènes, Paul découvre un autel "A un dieu inconnu".
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3- Translation des reliques d'Aldric.
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4- Dans l'île de Malte, Paul n'est pas piqué par une vipère qu'il jette au feu.
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4- Le crâne d'Aldric guérit une jeune aveugle.
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LOUP SERVAT À FERRIÈRES
Avec la renaissance carolingienne, l'abbaye de Ferrières est devenue un centre important, avec l'abbé Aldric, et surtout avec celui qu'on appelle "Loup de Ferrières".
Servat Loup, abbé de Ferrières (v. 814-862)
- Franc de l’Ouest, mais probablement d’origine germanique; né dans une famille bien en cour et importante dans l’Eglise.
- Entre au monastère de Ferrières (diocèse de Sens), sous l’abbé Aldric.
- Etudie les auteurs anciens et modernes. (“J’ai eu le bonheur de trouver à Ferrières un professeur de grammaire qui m’enseigna les préceptes de son art. De la grammaire, j’ai passé à la rhétorique, puis à tous les autres arts libéraux; j’ai enfin étudié quelques livres des écrivains profanes.”, Lettre 1)
- Quand Aldric quitte Ferrières pour devenir archevêque de Sens, Loup va étudier la théologie auprès de Raban Maur à l’abbaye de Fulda, en Allemagne. Il fait la connaissance d’Eginhart dans sa retraite de Seligenstadt (Eginhart lui dédie son traité De l’adoration de la croix). Reste à Fulda de 828 à 836; y enseigne les lettres profanes et y travaille :
- il réunit une collection de lois barbares pour le duc de Frioul, Evrard (et il orne ce recueil de peintures et de vers) ;
- il corrige le Commentaire du Livre des Nombres de l’abbé de Fulda ;
- il reçoit la dédicace des Extraits des Pères de l’Eglise sur les épîtres de saint Paul, par l’abbé de Fulda.
- L'impératrice Judith de Bavière (que son mari, l'empereur Louis le Pieux, a choisie dans un concours de beauté) lui accorde sa protection, probablement à cause de ses origines allemandes.
- Il rentre à Ferrières, où l’abbé Odon a succédé à Aldric depuis 829; il est présenté à la Cour de Louis Ier le Pieux en novembre 836.
- Il est toujours diacre, mais est promu peu après à la prêtrise. Deux ou trois ans plus tard (838/839), il prend rang dans le clergé du palais impérial.
- Les moines de Ferrières, sous la pression de Charles le Chauve, l’élisent abbé le 22 novembre 840 (cf Lettre 21).
- Alors il se consacre à l’étude et à l’enseignement des jeunes moines.
- Mais il prend aussi une part active à la vie publique, comme protégé de Charles le Chauve : il assure les services dus au roi par son abbaye; en 844, il conduit lui-même le contingent de Ferrières à l’armée (et est même blessé et fait prisonnier sur le champ de bataille); il assiste aux plaids annuels, aux synodes et conciles; il est dans la suite du roi aux colloques de Thionville (844) et de Meersen (847); il est missus en Bourgogne en 844 et 845; il est envoyé à Rome en 849; il se rend au synode de Pîtres-Soissons en 862.
- Il meurt à Ferrières en 862.
Loup Servat* a écrit :
- une Vie de saint Wigbert (suivi du récit de la translation et de deux hymnes en l’honnneur du saint),
- une Vie de saint Maximin de Trèves,
- De Varietatibus carminum Boetii (sur la métrique de Boèce)
- à la demande de Charles le Chauve, son Livre sur les trois questions et la Collection sur les trois questions (sur le libre arbitre, sur la prédestination, sur le prix du sang du Christ) : il prend le parti de Prudence de Troyes contre Raban Maur et Hincmar de Reims.






