- 1472 : Ameline Ferrant épouse un Souplainville (en août 1500, Louis XII vint à Courtempierre chasser le cerf pendant 15 jours; il tomba et se brisa l’épaule; les ambassadeurs de Machiavel vinrent l’y rencontrer pour négocier).
- 1511-1529 : le domaine appartient au fils, Guillaume de Souplainville
- Catherine de Souplainville, fille de Guillaume, épouse Jean du Moustiers (seigneur de Saragosse en Berry, conseiller et maître d’hôtel d’Eléonore d’Autriche, seconde femme de François Ier).
- Catherine, fille de Catherine du Moustiers, épouse en secondes noces Claude de l’Isle de Marivaulx (un huguenot qui combattit avec Henri III contre les Guise et mourut en duel en 1589).
- Le 19 novembre 1585, ils vendent le château de Courtempierre à l'évêque d'Auxerre Jacques Amyot (1513-1593). Le notaire décrit ainsi le domaine: “Consistant en manoir seigneurial, haute, moyenne et basse justice, colombier, basse-cour, granges, étables et autres édifices, jardins, parc, enclos et autres lieux ainsi qu’ils se comportent selon les clôtures entretenues de murs, haies et fossés…”

Jacques AMYOT
- Né à Melun en 1513, de parents modestes.
- Etudes au collège de Navarre.
- Précepteur des enfants du secrétaire d’Etat Bouchetal, qui le recommande à Marguerite, soeur de François Ier.
- Lecteur public de grec et de latin à l’université de Bourges.
- Entreprend sa traduction des Vies de Hommes illustres de Plutarque.
- Quitte l’université en 1543.
- 1547, reçoit l’abbaye de Bellozane.
- 1547, publie sa traduction des Amours de Théagène et Chariclée.
- 1547, part en Italie avec Jean de Morvilliers (ambassadeur de France à Venise).
- 1550, il est, à Rome, l’hôte de l’évêque de Mirepoix.
- 1551, il est chargé par le roi de porter une lettre au concile de Trente et d’y protester contre les prétentions temporelles du Saint-Siège.
- 1554, publie une traduction de Diodore de Sicile.
- Est le précepteur des enfants d’Henri II (futurs Charles IX et Henri III).
- 1559 : publication de traductions: Théagène et Chariclée, Amours de Daphnis et Chloé de Longus, Vies des hommes illustres, de Plutarque.
- 1560 : nommé grand aumônier de France par Charles IX et conseiller d’Etat.
- Est conservateur de l’Université de Paris.
- 1570 : est évêque d’Auxerre.
- 1578 : nommé commandeur de l’Ordre du Saint-Esprit par Henri III (avec dispense des quartiers de noblesse requis).
- 1585 : achète Courtempierre.
- Accusé d’avoir approuvé l’assassinat du duc de Guise (1588), il sera en butte aux Ligueurs et s’éloignera de son évêché d’Auxerre. Il sera rétabli dans ses droits en février 1590
- Il consacrera la fin de sa vie à l’étude de la Bible et des Pères.

- À sa mort, le domaine passe à son frère Jean Amyot qui le transmet aussitôt à son fils Nicolas Amyot (1594).
- Anne Amyot, fille de Nicolas, le porte en dot (1663) à Alexandre de Corbeilles, dont la famille conserva le domaine jusqu’en 1775.
- Il fut alors acheté par Jean Cordin Duplessis (chef de la fruiterie du roi); puis, en 1779, par Charles-Joseph, comte du Bellay; puis, en 1789 par Joseph-Parfait Amyot, arrière-petit-neveu de Jacques Amyot (qui devint le premier maire de Courtempierre).
- À la Révolution, en 1791 il fut acheté par Me Salmon, notaire à Corbeilles; en 1842 par Achille Michotte de Nelle (d’origine belge); puis par la famille Wetthale (d’origine anglaise) qui le restaurèrent abusivement.

BÉROALDE DE VERVILLE
François Béroalde de Verville (au nord de Ladon) était le fils de Mathieu Brouard, dit Béroalde, théologien et écrivain français, et de Marie Bletz, la nièce du théologien François Vatable. Son père, après avoir été évêque, avait embrassé le calvinisme. Son enfance se déroula sans faits notables jusqu'en 1562 où, alors que la famille fuie les massacres religieux de Paris, sa mère meurt de la peste. La famille resta en France jusqu'à la Saint Barthélémy, en 1573, avant de fuir pour Genève. Là, Mathieu Béroalde, devenu ministre de l'Évangile, tenait une pension où il dispensait une éducation à la fois religieuse et humaniste, ayant notamment pour élèves Pierre de L'Estoile et Agrippa d’Aubigné. Ce milieu sera très favorable à l'éveil culturel de François Béroalde, qui partit ensuite à Bâle où il apprit l’horlogerie et l’orfèvrerie. Il étudia ensuite la médecine, et on suppose que c'est également à cette période de sa vie qu'il s'initia à l'alchimie.
À la mort de son père, le 15 juillet 1576, il décide, à 27 ans, de retourner à Paris. Renonçant à tout son héritage au profit de ses deux sœurs Anne et Renée, il fréquente alors le cercle de Pierre de l'Estoile, audiencier à la chancellerie, et se convertie au catholicisme. Il publie son premier ouvrage : Appréhensions spirituelles.
En 1589, il suit Henri III, chassé par la Ligue, dans son exil à Tours. N'ayant plus de mécènes il survit en traduisant des ouvrages dont La Constance de Juste Lipse et une partie de La Diane de Montemayor. Sa fidélité au roi lui vaut le titre de chanoine de le cathédrale Saint-Gatien le 5 novembre 1595. Sa sécurité financière étant assurée, il va commencer à produire la majorité de son œuvre. En 1600, il écrit la Serodokimasie, à la demande du roi Henri IV, et devient très proche du cercle des médecins paracelsiens qui l'entourent.
Il écrit ensuite plusieurs ouvrages dont le plus connu reste, en 1617, Le Moyen de parvenir avant de décéder en octobre 1626.

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