Devenu roi en 1461, Louis XI acheta en 1463 le domaine appelé le Plessis-du-Parc-lez-Tours à Hardouin de Maillé pour 5 500 écus d'or. En trois ans, il y fit construire un château selon un style nouveau qui devait se propager ensuite dans le Val de Loire: brique rose pour la plus grande partie, pierre blanche pour les parties vives.
Léon Godefroy, en 1638, décrit ainsi le château : "De ce mesme côté est le chasteau du Plessis, autrefois demeure très agréable du roy Louis XI. Il est basti pour la plupart de brique, excepté un seul costé qui est tout de pierre de taille avec force vitrages. Il est tout parsemé de fleurs de lis et de quelques hermines avec des porcs-épics et des caractères couronnés. A présent ce lieu est négligé, et la simplicité du bâtiment, qui d'ailleurs est petit pour la cour d'un roy, fait croire que ça n'a jamais été grand'chose et que ceux de nos roys qui cy devant s'y sont agréez y ont été attirés non par sa superbe structure, mais plutôt par la beauté du pays où il est situé. Les jardins et parcs qui sont autour de cette maison sont bien entretenus."
Le château comportait le logis royal proprement dit et deux ailes en retour. L'entrée se trouvait au nord, défendue par deux tours. Une galerie à arcades supportant la terrasse bordait la façade ouest du logis royal. Ce logis royal ne subsiste que dans sa moitié sud, avec une tourelle polygonale renfermant un escalier à vis. La galerie a disparu, ainsi que les deux ailes.
Le cachot du cardinal La Balue se serait trouvé à l'extrémité de l'aile sud. Jean La Balue, évêque d'Évreux, fut l'aumônier de Louis XI et devint cardinal en 1467. Il devait trahir son roi et devenir l'informateur de Charles Le Téméraire. Quand sa trahision fut découverte, Louis XI le jeta dans un cachot en 1469. Il ne fut libéré qu'après onze ans de détention, en 1480, sur l'intervention du pape.
Commynes (1447-1511) était un noble flamand qui fut d'abord conseiller et chambellan de Charles le Téméraire, puis qui, en 1472, passa au service de son adversaire Louis XI, qu'il alla rejoindre aux Ponts-de-Cé. Il vécut alors dans l'initimité de son nouveau maître, couchant dans sa chambre et, comme son chef de cabinet, décachetant les dépêches et y répondant. Sous Charles VIII, il se discrédita en rejoignant Louis duc d'Orléans dans son opposition au roi. C'est ainsi qu'il se retrouva en 1488 enfermé dans une des cages de fer du château de Loches. Il a laissé des Mémoires qui racontent les règnes de Louis XI et de Charles VIII.
LOUIS XI AU PLESSIS, D'APRÈS LES MÉMOIRES DE COMMYNES
Louis XI, ayant fait serment de fidélité à sa femme, se consolait avec la chasse et en achetant toutes sortes d'animaux de par le monde.
Peu d'espérance doivent avoir les povres et menus gens au fait de ce monde, puisque un si grand roy y a tant souffert et travaillé, et puis laissé tout, et ne put trouver une seule heure pour esloigner sa mort, quelque diligence qu'il ait sçu faire. Je l'ay connu et ay esté son serviteur en la fleur de son âge, et en ses grandes prospérités; mais je ne le vis oncques sans peine et sans soucy.
Des dames, il ne s'en est point meslé, du temps que j'ay esté avec luy : car, à l'heure de mon arrivée, luy mourut un fils, dont il eut grand deuil, et fit lors voeu à Dieu, en ma présence, de jamais ne toucher à femme qu'à la royne sa femme : et, combien qu'ainsi le devoit faire selon l'ordonnance de l'Église, si fut-ce grand'chose, à en avoir tant à son commandement, de persévérer en cette promesse, vu, encores, que la royne n'estoit point de celles où on devoit prendre grand plaisir, mais au demourant fort bonne dame.
Pour tout plaisir il aymoit la chasse, et les oyseaux en leurs saisons; mais il n'y prenait point tant de plaisir comme aux chiens. Encores, en cette chasse, avoit presque autant d'ennuy que de plaisir: car il prenoit de grandes peines, il courait les cerfs à force, et se levoit fort matin, et alloit aucunes fois loin, et ne laissait pour nul temps qu'il fist : et ainsi s'en retournait aucunes fois bien las, et presque tousjours courroucé à quelqu'un: car c'est mestier qui ne se conduit pas tousjours au plaisir de ceux qui le conduisent. Toutesfois il s'y connoissoit mieux que nul homme qui ait régné de son temps, selon l'oppinion de chascun. A cette chasse estoit sans cesse, et logé par les villages, jusques à ce qu'il venait quelques nouvelles de la voye de fait: car presque tous les estés y avoit quelque chose entre le duc Charles de Bourgongne et luy, et d'yver faisoient trèves.
Il sembloit, à le voir, mieux homme mort que vif, tant estoit maigre, ni jamais homme ne l'eust cru. Il se vestoit richement, ce que jamais n'avoit accoutumé paravant, et ne portoit que robes de satin cramoisy, fourrées de bonnes martres, et en donnoit assez qu'il envoyoit sans demander: car nul ne luy eust osé demander, ni parler de riens.
Il faisoit acheter un bon cheval, quoy qu'il coustast, ou une belle mulle, mais ès pays où il vouloit qu'on le cuydast sain: car ce n'estoit point en ce royaume. Des chiens, en envoyoit quérir partout: en Espagne, des allans ; de petites levrettes en Bretagne, levriers, espagneuls, et les achetoit cher; en Vallence, de petits chiens velus, qu'il faisait acheter plus cher que les gens ne les vouloient vendre; en Cécile, envoyoit quérir quelque mule, espécialement à quelque officier du pays, et la payoit au double; à Naples, des chevaux: et bestes estranges de tous costés, comme, en Barbarie, une espèce de petits lyons, qui ne sont point plus grands que de petits renards, et les appelloient adils. Au pays de Dannemarc et de Suède, envoya quérir de deux sortes de bestes : l'une s'appelloit helles, et sont de corsage de cerfs, grands comme buffies, les cornes courtes et grosses: les autres s'appelloient rangiers, qui sont de corsage et de couleur de dain, sauf qu'elles ont les cornes beaucoup plus grandes: car j'ay vu rangier porter cinquante quatre cors. Pour avoir six de chascune de ces bestes, donna aux marchans quatre mil cinq cens florins d'Allemagne. Quand toutes ces choses luy estoient amenées, il n'en tenoit compte, et la pluspart des fois ne parlait point à ceux qui les amenoient.
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Soupçonneux à l'égard de tout le monde, il faisait tout pour être craint.
Il faisoit d'aspres pugnitions, pour estre craint et de paour de perdre l'obéyssance : car ainsi me le dit-il. Il remuoit offices et cassoit gens d'armes, rognoit pensions ou ostoit de tous points, et me dit, peu de jours avant sa mort, qu'il passoit temps à faire et à deffaire gens; et faisoit plus parler de luy parmy le royaume qu'il ne fit jamais, et le faisoit de paour qu'on ne le tinst pour mort: car, comme j'ay dit, peu de gens le voyoient : que, quand on oyoit parler des oeuvres qu'il faisait, chascun avoit doute, et ne pouvoit l'on à peine croire qu'il fust malade.
Et, en effet, il faisoit tant de semblables choses et telles, qu'il estoit plus craint de ses voisins et de ses subjets qu'il n'avoit jamais esté: car aussi c'estoit sa fin, et le faisoit pour cette cause. Il est vray qu'il avoit fait de rigoureuses prisons, comme cages de fer, et d'autres de boys, couvertes de plaques de fer par le dehors et par le dedans, avec terribles ferrures de quelque huit pieds de large, et de la hauteur d'un homme, et un pied plus. Le premier qui les devisa fut l'évesque de Verdun, qui en la première qui fut faite fut mis incontinent et y a couché quatorze ans. Plusieurs depuis l'ont maudit, et moy aussi, qui en ay tasté, sous le roy de présent, huit mois. Autresfois avoit fait faire, à des Allemans, des fers très pesans et terribles, pour mettre aux pieds: et estoit un anneau pour mettre au pied seul, malaysé à ouvrir, comme un carcan, la chaine grosse et pesante, et un grosse boule de fer au bout, beaucoup plus pesante qu'il n'estait de raison ni qu'il n'appartenoit, et les appelloit l'on les fillettes du roy. Toutesfois j'ay vu beaucoup de gens de bien prisonniers les avoir aux pieds, qui depuis en sont saillis à grand honneur et à grand'joye, et qui depuis ont eu grands biens de luy.
A Tours, le roy s'enfermoit fort, et tant que peu de gens le voyoient : et entra en merveilleuse suspection de tout le monde, ayant paour qu'on ne luy ostast ou diminuast de son auctorité: recula de luy toutes gens qu'il avait accoustumés, et les plus prochains qu'il eust jamais, sans riens leur oster, et allèrent en leur offices et charges, ou en leurs maisons; mais cecy ne dura guères, car il ne vesquit point longuement: et fit de bien estranges choses, dont ceux qui ne le connaissaient le tenaient à estre diminué de sens, mais ils ne le connaissaient. Quant à estre souspesonneux, tous grands princes le sont, et par espécial les sages, et ceux qui ont eu beaucoup d'ennemys et offensé plusieurs, comme avoit fait cestuy-cy.
Premier, il n'entroit guères de gens dedans le Plessis du Parc (qui estait le lieu où il se tenait), fors gens domestiques et les archiers, dont il en avait quatre cens, qui en bon nombre faisaient chascun jour le guet et se pourmenaient par la place, et gardaient la porte. Nul seigneur ni grand personnage ne logeait dedans, ni n'y entrait guères compagnie de grands seigneurs. Nul n'y venait que monseigneur de Beaujeu, de présent duc de Bourbon, qui estoit son gendre.
Ledit seigneur, vers la fin de ses jours, fit clorre, tout à l'entour de sa maison du Plessis lez Tours, de gros barreaux de fer, en forme de grosses grilles; et aux quatre coins de la maison, quatre moyneaux de fer, bons, grands et espais. Lesdites grilles estaient contre le mur, du costé de la place, de l'autre part du fossé (car il estoit à fond de cuve), et y fit mettre plusieurs broches de fer, massonnées dedans le mur, qui avaient chascune trois ou quatre pointes, et les fit mettre fort près l'une de l'autre. Et. davantage ordonna dix arbalestriers dedans lesdits fossés, pour tirer à ceux qui en approcheroient avant que la porte fust ouverte; et entendait qu'ils couchassent ausdits fossés, et se retirassent ausdits moyneaux de fer. Et il entendoit bien que cette fortification ne suffisoit point contre grand nombre de gens, ni contre une armée; mais de cela il n'avoit point paour, mais craignoit que quelque seigneur, ou plusieurs, ne fissent une entreprise de prendre la place, demy par amour et demy par force, avec quelque peu d'intelligence, et que ceux-là prissent l'auctorité et le fissent vivre comme homme sans sens, et indigne de gouverner.
La porte du Plessis ne s'ouvroit qu'il ne fust huit heures du matin, et ne baissait le pont jusques à ladite heure, et lors y entroient les officiers: et les capitaines des gardes mettaient les portiers ordinaires, et puis ordonnoient leur guet d'archiers, tant à la porte que parmy la cour, comme en une place de frontière estroitement gardée: et nul n'y entroit que par le guichet et que ce ne fust du sçu du roy, excepté quelque maistre d'hostel et gens de cette sorte, qui n'alloient point devers luy. Est-il donc possible de tenir un roy, pour le garder plus honnestement, en plus estroite prison que luy mesmes se tenait? Les cages où il avoit tenu les autres avoient quelques huit pieds en carré; et luy, qui estoit si grand roy, avait une bien petite cour de chasteau à se proumener: encores n'y venait-il guères, mais se tenoit en la galerie, sans partir de là, sinon que par les chambres allait à la messe, sans passer par ladite cour. Voudroit-l'on dire que ce roy ne souffrist pas aussi bien que les autres, qui ainsi s'enfermait et se faisoit garder, qui estait ainsi en paour de ses enfans et de tous ses prochains parens, qui changeoit et muoit de jour en jour ses serviteurs et nourris, et qui ne tenaient bien ni honneur que de luy, et en nul d'eux ne s'osoit fier, et s'enchainoit ainsi de si estrange chaine et clostures ? Si le lieu estait plus grand que d'une prison commune, aussi estoit il plus grand que prisonniers communs.
Il changeait souvent de varlet de chambre et de toutes autres gens, disant que la nature se resjouist en choses nouvelles. Pour compagnie tenait léans un homme ou deux auprès de luy, gens de petite condition et assez mal renommés, et à qui il pouvait bien sembler, s'ils estoient sages, que, dès ce qu'il seroit mort, ils seroient désappointés de toutes choses, pour le moins qui leur en pourroit advenir: et ainsi leur en advint.
A l'heure que sondit gendre et le comte de Dunois revinrent de mener l'ambassade qui estoit venue aux noces du roy son fils et de la royne, à Amboise, et qu'ils retournèrent au Plessis, et entrèrent beaucoup de gens avec eux, ledit seigneur, qui fort faisait garder les portes, estant en la galerie qui regarde en la cour du dit Plessis, fit appeller un de ses capitaines des gardes et luy commanda aller taster au gens des seigneurs dessusdits, voir s'ils n'avoyent point de brigandines sous leurs robes, et qu'il le fist comme en se devisant à eux, sans trop en faire de semblant. Or regardez s'il avoit fait vivre beaucoup de gens en suspection et crainte sous luy, s'il en estoit bien payé, et de quels gens il pouvoit avoir sureté, puisque de son fils, fille et gendre il avait suspection!
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Sa peur de la mort et ses derniers moments au Plessis
Bientost après que le roy eut parlé à monseigneur le Dauphin son fils, et achevé ce mariage (dont j'ay parlé), luy prit la maladie dont il partit de ce monde, par un lundy, et dura jusques au samedy ensuivant, pénultiesme d'aoust mil quatre cens quatre vingts et trois: et estoye present à la fin de la maladie, parquoy en veux dire quelque chose.
Dès ce que le mal luy prit, il perdit la parole, comme autresfois avoit fait: et quand elle luy fut revenue, se sentit plus faible que jamais n'avoit fait; combien que paravant l'estoit tant qu'à grand'peine pouvoit il mettre la main à la bouche, et estoit tant maigre et tant deffait qu'il faisoit pitié à tous ceux qui le voyoient. Car oncques homme ne craignit tant la mort, ny ne fit tant de choses pour cuyder y mettre remède: et avoit, tout le temps de sa vie, prié à ses serviteurs, et à moy comme à d'autres, que, si on le voyait en cette nécessité de mort, que on ne luy dist, fors tant seulement : "Parlez peu", et que l'on l'esmust seulement à se confesser sans luy prononcer ce cruel mot de la mort: car il luy semblait n'avoir iamais coeur pour ouyr une si cruelle sentence.
Il avoit son médecin, appellé maistre Jacques Coctier, à qui, en cinq mois, il donna cinquante quatre mil escus comptans (qui estoit à la raison de dix mil escus le mois) et l'évesché d'Amyens pour son neveu, et autres offices et terres pour luy, et pour ses amys. Ledit médecin luy estoit si très rude que l'on ne diroit point à un varlet les outraigeuses et rudes paroles qu'il luy disoit: et si le craignoit tant ledit seigneur qu'il n'eust osé l'envoyer, hors d'avec luy, et si s'en plaignait à ceux à qui il en parlait; mais il ne l'eust osé changer, comme il faisait tous autres serviteurs, pour ce que ledit médecin luy disait audacieusement ces mots: "Je sçay bien que un matin vous m'envoyerez, comme vous faites les autres; mais, par la… (un si grand serment qu'il juroit), vous ne vivrez point huit jours après." Ce mot l'espouvantoit tant, que après ne le faisoit que flatter et luy donner, qui luy estoit un grand purgatoire en ce monde, vu la grand'obéyssance qu'il avoit eue de tant de gens de bien et de grands hommes.
Tousjours avoit espérance en ce bon hermite qui estait au Plessis, dont j'ay parlé, qu'il avoit fait venir de Calabre, et incessamment envoyoit devers luy, disant que, s'il voulait, il luy allongerait bien la vie: car, nonobstant toutes ces ordonnances, si luy revint le creur et avait bien espérance d'eschapper.
Touchant les choses que l'on pensait nécessaires pour sa santé de tous les costés du monde luy estoient envoyées. Le pape Sixte, dernier mort, estant informé de sa maladie et que, par devotion, le roy desiroit avoir le corporal sur quoy chantoit monseigneur saint Pierre, tantost le luy envoya, avec plusieurs autres reliques, qui luy furent renvoyées. La sainte Ampoule, qui est auprès de Reims, qui jamais n'avoit esté remuée de son lieu, luy fut apportée jusques en sa chambre, au Plessis, et estoit sur son buffet à l'heure de sa mort: et avoit intention d'en prendre semblable onction qu'il en avoit pris à son sacre, combien que beaucoup de gens cuydoient qu'il s'en voulsist oindre tout le corps, ce qui n'est pas vraysemblable, car ladite sainte Ampoule est fort petite et n'y a pas grand'matière dedans. Je la vis à l'heure dont je parle, et aussi quand ledit seigneur fut mis en terre à Nostre Dame de Cléry. Le Turc luy envoya un ambassadeur. Ledit ambassadeur luy apportoit un grand rôlle de reliques.
Par toutes les choses dessusdites se peut connoistre le sens et grandeur de nostre roy, et comme il estoit estimé et honoré en ce monde, et comme les choses spirituelles, de dévotion et de religion estoient employées pour luy allonger la vie, aussi bien que les choses temporelles. Toutesfois le tout n'y fit riens, et falloit qu'il passast par là où les autres sont passés.
Après tant de paour et de suspections et douleurs, Nostre Seigneur fit miracle sur luy, et le guérit tant de l'ame que du corps, comme tousjours a accoutumé en faisant ses miracles: car il l'osta de ce misérable monde en grand'santé de sens et d'entendement, en bonne mémoire, ayant reçu tous ses sacremens, sans souffrir douleur que l'on connust, mais tousjours parlant jusques à une patenostre avant sa mort. Ordonna de sa sépulture, et qui il vouloit qui l'accompagnast par le chemin: et disoit que il n'espéroit à mourir qu'au samedy, et que Nostre Dame luy procureroit cette grace, en qui tous jours avoit eu fiance et grand'devotion et prière. Et tout ainsi luy advint: car il décéda le samedy, pénultieme jour d'aoust, l'an mil quatre cens quatre vingts et trois, à huit heures au soir, audit lieu du Plessis, où il avoit pris la maladie le lundy de devant. Nostre Seigneur ait son ame, et la veuille avoir reçue en son royaume de paradis.
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Plan restitué du château de Plessis-les-Tours
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Ce qui reste du château
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