Logo Budé Orléans

4, 5, 6 juin 2013

À la découverte

de la Bourgogne

Excursions littéraires

LE DOMAINE DE BUSSY-RABUTIN
Le célèbre libertin du XVIIe siècle a mis trop d’impertinence dans son Histoire amoureuse des Gaules. Louis XIV s’en est formalisé et a assigné le comte de Bussy à résidence dans son château de Bourgogne.
– Le château : le manoir du XIVe siècle, construit par la famille de Rochefort, a été transformé en demeure de plaisance par la famille de Rabutin.
– La décoration intérieure : Roger de Rabutin a voulu, grâce à de nombreux tableaux, s’entourer de toute une société faite de grands hommes et de jolies dames, parmi lesquelles sa cousine Mme de Sévigné et sa maîtresse, l’infidèle Mme de Montglas.

LE SITE D’ALISE-SAINTE-REINE
C’est là qu’il faut situer l’Alésia antique, où s’est retranché Vercingétorix en -52. Assiégé par les troupes de César, il espéra en vain qu’une armée venue des diverses nations gauloises réussisse à prendre les Romains à revers.
– Le mont Auxois : sur cette colline se sont élevées une cité gauloise, puis une cité gallo-romaine. Napoléon III y a fait ériger une imposante statue de Vercingétorix.
– Le Muséo-Parc : Récemment ouvert, ce musée présente non seulement des objets trouvés lors des fouilles mais également des espaces scénographiés et des bornes multimédia qui permettent de comprendre comment s’est déroulé le siège ainsi que les raisons de la victoire de Jules César.

LA CHARTREUSE DE CHAMPMOL
De cette nécropole quasi royale conçue par Philippe le Hardi il ne reste que ce que la Révolution n’a pas détruit. Les deux tombeaux des ducs et les retables sont au Musée de Dijon, dans une salle actuellement en restauration.
– Le portail de l’ancienne chapelle ducale : une Vierge à l’Enfant y reçoit l’hommage de Philippe le Hardi et de la duchesse, présentés par saint Jean-Baptiste et sainte Catherine.
– Le “puits de Moïse” : on appelle ainsi le socle d’un calvaire du début du XVIe siècle orné de six grandes statues de Moïse et de prophètes dues à Claude Sluter.

PROMENADE DANS DIJON
Dijon a été, aux XIVe-XVe siècles, la capitale familiale des quatre Grands Ducs d’Occident, Philippe le Hardi et ses descendants.
– La cathédrale Saint-Bénigne : cette ancienne abbatiale de style gothique bourguignon a conservé les restes d’une crypte romane où fut inhumé saint Bénigne
– Le Palais de Justice : c’est là que siégeait le Parlement de Bourgogne. Auprès s’élève l’église Notre-Dame avec sa Vierge romane, son jacquemart et sa chouette porte-bonheur.

LE TERROIR VINICOLE DE LA CÔTE-D’OR
“La Côte-d’Or n’est qu’une petite montagne, mais à chaque instant on y trouve un nom immortel.” (Stendhal)
– Le château du Clos-Vougeot : construit par les moines de Citeaux, agrandi au XVIe siècle, le château conserve une cuverie et quatre pressoirs du XIIe siècle.
– Le domaine du Lycée viticole de Beaune : le Lycée assure la formation des futurs viticulteurs depuis plus de 120 ans.

PROMENADE DANS BEAUNE
Grande cité du vin, grande ville d’art, Beaune reste marquée par les plaisanteries des Dijonnais et d’Alexis Piron sur les “ânes de Beaune”
– Les Hospices : l’Hôtel-Dieu est une création de l’art burgondo-flamand du XVe siècle; il abrite le célèbre polyptique du Jugement dernier de Roger Van der Weyden.
– La Collégiale Notre-Dame : cette “fille de Cluny”, exemple de l’art roman bourguignon, conserve dans le choeur cinq tapisseries de la Vie de la Vierge de la fin du XVe siècle.

À TRAVERS LE PAYS D’HENRI VINCENOT
Henri Vincenot (1912-1985), très attaché à son terroir bourguignon de l’Auxois, a été peintre, sculpteur, poète et romancier.
– Commarin et son château : c’est le village des grands-parents maternels, évoqué dans La Billebaude.
– Châteauneuf-en-Auxois et son château : c’est le village du grand-père paternel, le forgeron Alexandre Vincenot.