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12, 13, 14 juin 2012

Dans le

Bordelais littéraire

Excursions littéraires

Mardi 12 juin 2012. Peu après l'aube, embarquement ferroviaire pour rejoindre Bordeaux et prendre place dans notre car.
Gérard Lauvergeon, en géographe averti, déchiffre la région de l'Entre-deux-mers : Garonne et Dordogne, prenant appui sur les vues qui défilent à travers les vitres de notre car. André Lingois, lui, nous parle des vignobles qui tapissent les coteaux  bordelais aux douces ondulations.
Nous voici à Saint-Émilion : après avoir salué un grand pan de mur, vestige d'un couvent dominicain du XIIe siècle, nous nous arrêtons face à l'hôtel du Palais Cardinal où nous allons d’abord déjeuner ; halte réparatrice qui nous fait découvrir, de belle manière, la gastronomie régionale. Nous partons ensuite à la découverte de ce bourg, symbole des vins de la région bordelaise. La vue sur les toits de briques rondes en amphithéâtre nous enchante. Le cloître de la collégiale Saint-Émilion nous séduit par sa partie romaine ; puis un autre cloître curieusement transformé en café champêtre. Nous n'avons pu voir l'église monolithe, car le temps nous était compté ; mais nous admirons l'équilibre des pans encore debout de l'église des Dominicains.
Après avoir traversé Castillon la Bataille et évoqué la bataille qui a conclu la guerre de Cent ans en 1453, nous voici au château de Montaigne, guidés par une ravissante jeune femme qui nous promène dans le domaine du conseiller au parlement de Bordeaux. Entraînés par son accent chantant nous pénétrons dans la chapelle au bas de sa tour. L'abside est ornée d'une peinture murale représentant l'archange Saint Michel, patron de l'écrivain. L'étage suivant nous mène à sa chambre peu meublée : un lit à baldaquin fait face à la cheminée ; placé dans un angle nous contemplons une copie d'un buste de l'ancien seigneur des lieux. Au même étage, se trouve une petite pièce qui fut la garde-robe : de la fenêtre nous apercevons la tour de madame Montaigne un peu moins élevée que celle de son époux. Au troisième étage nous parvenons à la bibliothèque de l'auteur des Essais. C'est une très belle pièce, lumineuse, sans cheminée afin de prévenir les incendies destructeurs de livres. Sur les poutres, des sentences d'auteurs latins et grecs nous rappellent les affinités électives qui ont nourri l'œuvre de Montaigne.. Accrochée au mur, une gravure du château le montre tel qu'il était du vivant de Montaigne. Nous nous intéressons particulièrement au dessin représentant la bibliothèque installée par l'écrivain pour y recevoir les milliers de livres qui lui légua son ami Étienne de la Boétie. Aucun livre n'est visible aujourd’hui, car sa fille Léonore les a tous dispersés afin que Marie de Gournay, amie érudite de Montaigne, n'en bénéficie pas Sur une table-bureau, une page de manuscrit nous montre les innombrables rajouts écrits par son secrétaire

Mercredi 13 juin.

Jeudi 14 juin.