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Programme :

En collaboration avec le CDN d'Orléans/Loiret/Centre et le cinéma des Carmes, l'Association Guillaume-Budé vous propose une "carte-César" de 20 €. qui vous donnera accès :
- aux conférences des 3, 6, 13, 20 octobre
- à la séance "Carte Blanche" au Cinéma des Carmes, le 12 octobre
- à une représentation de Julius Caesar au Théâtre, salle Touchard

THÉÂTRE :
Représentations, salle Touchard, de
JULIUS CAESAR (JULES CÉSAR)
de Shakespeare
texte anglais, surtitré en français
- mercredi 14 octobre à 20 h 30
- jeudi 15 octobre à 20 h 30
- vendredi 16 octobre à 19 h 30 *
- samedi 17 octobre à 17 h 00
*À l'issue de la représentation du vendredi 16, rencontre sur le plateau avec Arthur Nauzyciel.
Écrite pour l’ouverture du Théâtre du Globe à Londres en 1599, Julius Caesar est la première des grandes tragédies de William Shakespeare. Le dramaturge s'est largement inspiré de Plutarque et d'Appien, mais a su donner à Brutus héros de la pièce bien plus que César une stature qui annonce les héros tragiques de la maturité, comme Hamlet.
L'ambition de César est telle que les défenseurs de la liberté, Cassius et Casca, complotent contre lui. Ils persuadent Brutus de se joindre à eux, mais il ne le fait qu'à regret. Bien que Calpurnia, son épouse, ait tenté de l'empêcher d'aller au Capitole le jour des ides de mars, César est assassiné. Les paroles que prononce Marc-Antoine sur le corps de César dressent le peuple contre les conjurés, qui doivent quitter Rome. Antoine, Octave et Lépide marchent contre les troupes de Brutus et de Cassius. Avant l'épreuve du combat, Brutus apprend à Cassius la nouvelle de la mort de Portia et le spectre de César lui apparaît. Dans la plaine de Philippes, Brutus a l'avantage sur les troupes d'Octave ; mais Cassius est battu par Antoine et, croyant que Brutus a lui aussi été vaincu, il se tue. Découragé par la nouvelle de la mort de Cassius, Brutus est vaincu à son tour et se donne la mort.

"C’est une pièce vertigineuse, à la fois politique et surnaturelle, dans laquelle la parole détient un extraordinaire pouvoir de création, de transformation et de destruction, où la force du discours peut changer le cours de l’Histoire." (A. Nauzyciel)
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CONFÉRENCES
Samedi 3 octobre, à 18 heures, au Théâtre
RENCONTRE AVEC ARTHUR NAUZYCIEL
directeur du Centre Dramatique National d'Orléans/Loiret/Centre
Arthur Nauzyciel est né à Paris en 1967. A l'école du Théâtre national de Chaillot, il a été l'élève d'Antoine Vitez. Sa première création a été Le Malade imaginaire ou le Silence de Molière (Giovanni Macchia) en 1999, puis Oh les beaux jours (S. Beckett) en 2003 et Place des Héros (Th. Bernhard) en 2004.
Aux Etats-Unis il a créé Black Battles with Dogs et Roberto Zucco de B.-M. Koltès, Abigail's Party de Mike Leigh et Julius Caesar à Boston en février 2008. Sa mise en scène de L'Image de Samuel Beckett a été présentée à Dublin, à Bordeaux et à New York. En 2008 il a mis en scène Ordet de Kaj Munk pour le festival d'Avignon. En 2009, il a créé la pièce de Marie Darrieussecq, Le Musée de la mer.
Il dirige le Centre Dramatique National d'Orléans depuis juin 2007.

Jules César a été présenté à Boston en février 2008. Arthur Nauzyciel a choisi de situer la pièce dans les années 1960, années de courants artistiques parmi les plus marquants du XXe siècle, et où Kennedy, icône dont le fantôme hante toujours le monde politique contemporain, était comme la promesse d’une ère nouvelle...

Mardi 6 octobre, à 18 heures, au Musée des Beaux-Arts
LA MODERNITÉ DE JULIUS CAESAR
conférence par Gérard HOCMARD
agrégé d'anglais, président de l’Académie d’Orléans.
Jules César est une méditation sur ce pouvoir que, du début à la fin de sa carrière, Shakespeare n'a cessé d'explorer. Mais la pièce occupe dans son oeuvre une place à part. Quelle que soit l'interrogation que suscite ailleurs la conduite du pouvoir ou sa légitimité, ce pouvoir est toujours incarné et les luttes se déroulent autour d'une personne. Dans Jules César, la véritable héroïne est Rome, qui doit d'abord faire face à la situation politique inédite que crée l'ambition de César et ne sait de quelles structures se doter pour s'en accommoder, mais qui va ensuite hésiter et se déchirer faute de savoir le type de république qu'elle veut et si même elle veut d'une république. L'assassinat de César, meurtre fondateur qui était censé ouvrir une ère nouvelle de liberté et de vertu politique, ne débouche que sur le chaos, car ses auteurs n'ont pas su rallier les Romains autour de valeurs indiscutables. Toute l'oeuvre de Shakespeare est "moderne", car traitant de thèmes intemporels. Mais Jules César est la seule de ses pièces qui, dans sa réflexion sur le pouvoir, prenne en compte la société et son devenir. À une époque d'incertitude et de relativisme culturel et moral où la société s'interroge sur ses valeurs, il n'est pas étonnant qu'elle apparaisse d'une éblouissante modernité.

Mardi 13 octobre, à 18 heures, au Musée des Beaux-Arts
ON TUE CÉSAR… ET APRÈS ?
conférence par Paul M. MARTIN
Latiniste, spécialiste de civilisation romaine
professeur émérite de l’Université de Montpellier-III
Le Jules César de Shakespeare commence aux Lupercales (15 février) de 44, un mois jour pour jour avant l’assassinat de César, et s’achève par la mort de Brutus, le 23 octobre 42, à l’issue de la bataille de Philippes, dont les marais furent teintés par le dernier sang républicain. La liberté du poète lui a fait condenser en une séquence continue deux ans et demi d’histoire et transformer en un destin tragique ce qui fut enréalité la rapide "descente aux enfers" des assassins de César.
L’évocation de ces folles journées qui suivirent le meurtre de César permettra de mesurer le degré d’impréparation de l’"après-César" chez les conjurés, d’apprécier la manière magistrale dont Marc-Antoine rétablira à son profit une situation catastrophique pour les Césariens et de voir comment il se fera voler le fruit de son habileté diplomatique par un "gamin", Octave, "monstre froid" aidé dans son ambition implacable par la dernière grande voix de la liberté républicaine, Cicéron, qui paiera de sa vie sa politique de gribouille.

Mardi 20 octobre, à 18 h au Musée des Beaux-Arts
LA MORT DES CÉSARS AU CINÉMA
conférence par Claude AZIZA
spécialiste du péplum
Maître de conférence honoraire de langue et littérature latines à la Sorbonne Nouvelle (Paris-III)
Après La Vie des Douze Césars de Suétone, voici La Mort des Six Césars du Pseudo-Suétone.
Une séance où le spectateur assistera, horrifié mais ravi, en direct et en couleurs, aux morts exquises et violentes des six Julio-Claudiens.
César : Il fut percé de vingt-trois coups de poignard par des conjurés.
Auguste : Agé de 76 ans, il expira doucement entre les bras de Livie.
Tibère : Empoisonné ou étouffé sous un coussin, il mourut au pied de son lit.
Caligula : Il fut percé de trente coups de poignard par des conjurés.
Claude : Il mourut empoisonné par sa nièce et par un champignon vénéneux.
Néron : Il s'enfonça un poignard dans la gorge, aidé par son secrétaire.
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CINÉMA
Projection, au cinéma des Carmes, de
JULES CÉSAR
film de J. L. Mankiewicz (1953)
le lundi 12 octobre, à 19 h 30,
C'est une adaptation cinématographique assez scrupuleuse de la pièce de Shakespeare, avec Marlon Brando (Marc-Antoine), James Mason (Brutus), John Gielgud (Cassius), Louis Calhern (César), Edmond O'Brien (Casca), Greer Garson (Calpurnia), Deborah Kerr (Portia).
Pour Gilles Deleuze (L'Image-temps, chap. III), Mankiewicz insiste sur l'opposition psychologique de Brutus et de Marc-Antoine. Brutus apparaît comme un personnage absolument linéaire : son amour pour la république lui trace une voie toute droite. Après avoir parlé au peuple, il permet à Marc-Antoine de parler à son tour, mais sans rester lui-même ou laisser un observateur : il se retrouve proscrit, promis à la défaite, seul et acculé au suicide, figé dans sa rectitude avant d'avoir pu rien comprendre à ce qui s'était passé. Marc-Antoine au contraire est l'être fourchu par excellence : se présentant comme soldat, jouant de son parler malhabile, de sa voix rauque aux articulations incertaines, aux accents plébéiens, il tient un discours extraordinaire tout en bifurcations qui va retourner le peuple romain.

JOURNÉE D'ÉTUDE
Vendredi 9 octobre, à partir de 10 h 30, salle le Kid (théâtre d'Orléans)
JOURNÉE D'ÉTUDE AUTOUR DE JULES CÉSAR
Organisée en partenariat avec les Universités de Poitiers et d’Orléans
10h30 JULIUS CAESAR (JULES CÉSAR)
Dialogue avec Arthur Nauzyciel
14h00 POÉSIE, LANGAGE DRAMATIQUE ET POLITIQUE DANS JULES CÉSAR
Conférence de Thomas Pughe, professeur à l’Université d’Orléans, spécialiste de littérature américaine
15h30 LES SPECTRES DE SHAKESPEARE
Conférence de Leila Adham, maître de conférences en arts du spectacle à l’Université de Poitiers
17h00 LES FIGURES DU POUVOIR DANS JULIUS CAESAR DE SHAKESPEARE
Conférence de Vincent Guillaume, enseignant en arts du spectacle à l’Université de Poitiers
Entrée libre et gratuite

CINÉMA
Projection, à l'amphi S, UFR Sciences, Université d'Orléans, de :
RICHARD III
Film de Richard Loncraine (1996)
le jeudi 22 octobre, à 20 heures.
Projection organisée en partenariat avec les services culturels du CROUS et de l'université d'Orléans.
Entrée libre
Consulter : Cinema.ch.
© Association Guillaume Budé - section d'Orléans
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