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Association orléanaise Guillaume-Budé

Jeudi 9 avril 2009

TERRITOIRES PHOTOGRAPHIQUES CONTEMPORAINS

débat entre deux photographes
Hugo MISEREY et Pascal de LAVERGNE
en collaboration avec Valimage (Beaugency)

CONFÉRENCES - DÉBATS - LECTURES - EXCURSIONS - VOYAGES

Une première pour la section orléanaise de Guillaume–Budé ce 9 avril : inviter deux photographes, Hugo Miserey et Pascal de Lavergne, à présenter leurs œuvres et à débattre de leur art, sous l’égide de l’association Valimage de Beaugency.

Hugo Miserey montre quatre séries récentes de photos, très différentes par les sujets et leur traitement, état des lieux de ses recherches. La série sur le Cap Corse est le résultat d’une immersion dans le paysage et d’une fascination  pour ses aspects minéraux, sa fragilité aux incendies et sa végétation torturée, ses bois flottés au pied des falaises. Le noir et blanc s’impose. La côte de Haute-Normandie, du Havre au Tréport, est photographiée de nuit avec de longs temps de pose et la projection de la lumière d’une lampe torche qui souligne la structure des rochers et introduit une fantaisie jubilatoire par les jeux variés sur les rochers. Originales aussi, les photos prises sur l’escalator des Halles de Paris à la rencontre des gens qui montent et qui descendent. Enfin, la Beauce proche de Beaugency est traitée en couleur, dans un format carré et dans le dépouillement d’octobre. Une sorte d’angoisse sourd d’une ligne d’horizon plane comme celle de la mer et du partage intégral entre le ciel et la terre.

Pascal de Lavergne présente cinq séries réalisées de 2005 à 2009. Il travaille en couleur avec le numérique et veut montrer comment l’homme s’approprie un territoire, comment il le marque par sa présence. Ainsi pour ses «  Corps au bord de la mer » photographiés de dos face à l’océan, dans le relâchement de l’arrêt et non dans le mouvement, associés à des phrases alignées sur leurs épaules ou leur taille. De même pour ses « Communicants », femmes photographiées en surplomb de 30 mètres en train de téléphoner avec, comme dans la série précédente, l’inscription de spots publicitaires. Enfin, « Les passantes » sont traitées de manière assez cinématographique, en décomposant le mouvement en trois phases. La projection de l’ombre souligne la gestuelle de chacune des femmes. L’avant-dernière série concerne la prise des postes EDF de Mérignac, considérés comme de nouveaux repères territoriaux, en associant une photo d’ensemble d’où le poste a été découpé et un gros plan.

La séance se termine avec des photos de graffitis sur les tables d’une faculté de Bordeaux : sorte d’écriture automatique,  « pour passer le temps en le marquant », expression de l’ennui et de la détresse. Car débat il n’y eut point, ou si peu, du fait de l’abondance des présentations, ce que confirme le mutisme du médiateur.

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